Texte 3 · Extrait reçu en classe
Beaumarchais, Le Mariage de Figaro (1784), acte V, scène 8
Figaro, avec une chaleur comique, à genoux Ah ! Madame, je vous adore. Examinez le temps, le lieu, les circonstances, et que le dépit supplée en vous aux grâces qui manquent à ma prière.
Suzanne, à part La main me brûle !
Figaro, à part le cœur me bat.
Suzanne Mais, Monsieur, avez-vous songé ?...
Figaro Oui, Madame, oui, j’ai songé.
Suzanne … Que pour la colère et l’amour…
Figaro … Tout ce qui se diffère est perdu. Votre main, Madame ?
Suzanne, de sa voix naturelle et lui donnant un soufflet La voilà.
Figaro Ah ! demonio ! quel soufflet !
Suzanne lui en donne un second Quel soufflet ! Et celui-ci ?
Figaro Eh qu’es aquo ! de par le diable ! est-ce ici la journée des tapes ?
Suzanne le bat à chaque phrase Ah ! qu’es aquo ? voilà pour tes soupçons ; voilà pour tes vengeances et pour tes trahisons, tes expédients, tes injures et tes projets. C’est-il çà de l’amour ? dis donc comme ce matin ?
Figaro rit en se relevant Santa Barbara ! oui c’est de l’amour. Ô bonheur ! ô délices ! ô cent fois heureux Figaro ! Frappe, ma bien-aimée, sans te lasser. Mais quand tu m’auras diapré tout le corps de meurtrissures, regarde avec bonté, Suzon, l’homme le plus fortuné qui fut jamais battu par une femme.
Suzanne « Le plus fortuné ! » Bon fripon, vous n’en séduisiez pas moins la comtesse, avec un si trompeur babil, que m’oubliant moi-même, en vérité, c’était pour elle que je cédais.
Figaro Ai-je pu me méprendre, au son de ta jolie voix ?
Suzanne, en riant Tu m’as reconnue ? Ah ! comme je m’en vengerai !
Figaro Bien rosser et garder rancune est aussi par trop féminin ! Mais dis-moi donc par quel bonheur je te vois là, quand je te croyais avec lui ; et comment cet habit, qui m’abusait, te montre enfin innocente…
Suzanne Eh ! c’est toi qui es un innocent, de venir te prendre au piège apprêté pour un autre ! Est-ce notre faute à nous, si voulant museler un renard, nous en attrapons deux ?
Figaro Qui donc prend l’autre ?
Suzanne Sa femme.
Figaro Sa femme ?
Suzanne Sa femme.
Figaro, follement Ah ! Figaro ! pends-toi, tu n’as pas deviné celui-là ! Sa femme ? Ô douze ou quinze mille fois spirituelles femelles ! Ainsi les baisers de cette salle… ?
Suzanne Ont été donnés à Madame.
Explication linéaire · transcription fidèle
Le cours du professeur
Premier mouvement : Une scène de séduction Votre main, Madame ? […]
– Figaro courtise la Comtesse :
(Rappel : Figaro a reconnu la voix de Suzanne ; il joue la comédie). Suzanne ignore qu’il l’a reconnue.
La didascalie « avec une chaleur comique, à genoux » suggère un effet d’emphase (il intensifie le lyrisme de ses propos) ; interjection « Ah ! », apostrophe « Madame » et lexique soutenu « je vous adore » (terme religieux ; on « adore » Dieu), « que le dépit supplée en vous aux grâces qui manquent à ma prière. » (paraphrase : il lui demande de céder, non pas parce que son discours est persuasif, mais par « dépit » (c’est-à-dire qu’il l’invite à se venger du Comte, coupable d’adultère, par un adultère) ; impératif « Examinez le temps, le lieu, les circonstances » : il l’invite à céder à ses avances. En outre, l’expression de son humilité « grâces qui manquent à ma prière » rend sa déclaration crédible pour Suzanne.
=> la déclaration est explicite. Son attitude, son discours s’inspirent de la courtoisie (tradition lyrique)
– Analysez la progression du dialogue (trois couples de répliques parallèles) :
Deux apartés : ce qui est explicite : le lexique de l’amour (thème du feu et battement du cœur) ; mais le sens implicite est différent (tentation de la gifle pour Suzanne (colère) et Figaro s’amuse de la situation ; « le cœur me bat » évoque les effets physiques de l’amour (en réalité, il est tranquille).
Deux tirades avec un jeu d’écho : les apostrophes (« Monsieur », « Madame ») et la reprise lexicale « Avez-vous songé ? » « j’ai songé » tissent un lien entre les deux personnages (lien du couple qui se forme (en apparence, le couple adultère de Figaro et la Comtesse) et du couple qui se reforme (en réalité, le couple amoureux de Figaro et Suzanne)) ; Suzanne présente des objections (à commettre l’adultère) « Mais » ; néanmoins, elle ne peut pas les formuler car Figaro lui coupe la parole (aposiopèse) afin de montrer sa flamme (Il se présente comme exalté par son désir, ce qui est un jeu de comédie) ; la répétition de l’adverbe « oui » montre qu’il a pris sa décision ; il est certain de lui.
Deux répliques marquent le passage de la parole aux actes : Suzanne essaie de poursuivre la phrase mais Figaro l’interrompt à nouveau (aposiopèse) afin de passer à l’acte (il passe de la déclaration « Je vous adore »[PAROLE] à l’ACTION (prendre la main donnée par l’autre : tradition courtoise)=> jeu de scène passionné. En outre, il reprend un dicton en le transformant [Le dicton est « tout ce qui est différé n’est pas perdu » (idée implicite : il est parfois nécessaire de différer une action afin d’y réfléchir) ; mais Figaro dit « Tout ce qui se diffère est perdu » afin de montrer son impatience à commettre l’adultère avec la Comtesse (en fait, il joue avec Suzanne)]
=> Ainsi, la scène de séduction relève de la comédie dans la comédie (théâtre dans le théâtre).
(La transition avec le mouvement suivant passe par le mot « main »)
Point d’éclaircissement · Mouvement 1 · Qui sait quoi ?
Éclairage de la Maison — sans remplacer le cours. Le comique vient d’un écart de savoir : Figaro a reconnu Suzanne et joue consciemment la séduction ; Suzanne joue la Comtesse, mais ignore encore qu’elle a été reconnue.
Il sait qui lui parle et conduit le jeu.
Elle croit encore tromper Figaro par son déguisement.
Mots utiles :
- Aparté
- Parole prononcée à part, destinée au public et non aux autres personnages.
- Aposiopèse
- Phrase volontairement interrompue avant sa fin.
- Théâtre dans le théâtre
- Jeu théâtral dans lequel un personnage joue lui-même un rôle.
Deuxième mouvement : une scène de comédie dis donc comme ce matin ?
– Suzanne se démasque :
elle le prend au mot mais en interrompant la scène de séduction et en manifestant sa colère : elle cesse de jouer la Comtesse et redevient Suzanne ; didascalie « de sa voix naturelle et lui donnant un soufflet » : série de soufflets (gifles) ; réponse comique « La voilà » => rupture totale avec la scène de séduction.
Elle poursuit le dialogue par des reprises lexicales : « Quel soufflet ! » et « qu’es aquo » ; l’interrogation rhétorique « et celui-ci ? » insiste sur la progression de la violence (qui suscite le rire de Figaro) ; lexique familier (rupture avec le ton lyrique de Figaro dans sa déclaration) « C’est-il çà de l’amour ? dis donc comme ce matin ? » ; énumération au pluriel (concret) des reproches de Suzanne à Figaro « voilà pour tes vengeances et pour tes trahisons, tes expédients, tes injures et tes projets »=> Elle exprime sa fureur face à ce qu’elle interprète comme la trahison de Figaro.
– La réaction de Figaro est source de comique :
Il est surpris par la violence du soufflet (interjection) [Rappel : il a reçu le soufflet donné par le Comte à Chérubin]
italien « demonio ! » (rappel la tradition de la commedia d’ell arte).
référence au démon et au diable (humour)
La modalité exclamative insiste sur l’idée de puissance, de force chez Suzanne « Quel soufflet ! »
Figaro : expression occitane « qu’es aquo » [Qu’est-ce que c’est que cela ? Que se passe-t-il ?] ; « journée des tapes » (renvoie à la scène avec le Comte)
=> Ainsi, Suzanne se défoule ; sa colère révèle son amour pour Figaro : la violence croissante est proportionnelle à l’intensité de son amour (d’où la réaction de joie dans la suite du dialogue) (Figaro rit car il sait qu’il n’est pas trompé par le Comte : il est soulagé)
=> comique de geste, de mots ; scène de détente par le rire et les coups : c’est une scène de pure comédie.
Point d’éclaircissement · Mouvement 2 · De la parole aux gestes
Éclairage de la Maison — sans remplacer le cours. La main demandée dans le mouvement précédent devient la main qui frappe. Le langage courtois s’effondre ; les soufflets, les exclamations et les expressions familières installent une farce corporelle.
À retenir : la colère de Suzanne révèle son attachement, tandis que le rire de Figaro transforme les coups en preuve qu’il n’a pas été remplacé par le Comte.
Mots utiles :
- Comique de gestes
- Rire produit par les mouvements, les attitudes ou les actions des personnages.
- Comique de mots
- Rire produit par les expressions, les répétitions ou les jeux de langage.
- Rupture de ton
- Changement soudain de registre ou de manière de parler.
Troisième mouvement : Une scène de révélation complexe.
A- La révélation du jeu de Figaro : nous en attrapons deux ?
[Même principe d’analyse que ci-dessus : étudiez les répliques deux par deux.]
Deux répliques :
– Réaction de Figaro : opposez sa réaction à la violence des soufflets (choc : modalité exclamative « Santa Barbara ! ») et l’évocation de l’effet des soufflets « quand tu m’auras diapré tout le corps de meurtrissures » (lyrisme) (rôle du corps dans la Comédie)
ET son commentaire positif (ce qui est paradoxal) : « oui c’est de l’amour » ; lyrisme « Ô bonheur ! Ô délices ! » (pluriel concrétisé : c’est ainsi qu’il désigne les gifles de Suzanne ce qui est surprenant) ; apostrophes « ma bien-aimée », « Suzon » (diminutif affectueux) ; impératif « frappe » « regarde » qui incitent Suzanne à continuer ; son commentaire « l’homme le plus fortuné qui fut jamais battu par une femme » (et didascalie « rit en se relevant ») => comique
[Implicite : il est heureux de la colère de Suzanne car elle est proportionnelle à son amour ; Suzanne n’est pas indifférente à la situation donc elle l’aime]
– Réaction de Suzanne : elle exprime sa jalousie. Le dialogue se poursuit par la reprise d’une expression « le plus fortuné ! » ; insultes « beau fripon » « avec un si trompeur babil [« babil » =« discours »]» (à la mesure de sa colère) : aux GESTES, elle ajoute les PAROLES ; elle le vouvoie (distance qui lui permet d’exprimer sa colère) ; humour « En vérité [humour, compte-tenu de la situation], c’était pour elle que je cédais [elle révèle sa « comédie », son « jeu » (qui consistait à se faire passer pour la Comtesse)] » ; elle reproche à Figaro la situation (scène de séduction) ce qui permet à Figaro de révéler son jeu (deux répliques suivantes)
Deux répliques :
– Interrogation rhétorique de Figaro révèle qu’il avait compris (éloge de Suzanne « ta jolie voix » [implicite : supériorité du valet (le Comte ne reconnaît pas sa femme quand il la séduit)]
– Interrogation de Suzanne qui révèle sa surprise « Tu m’as reconnue ? » (et son soulagement : didascalie « en riant » ; importance du rire, de la comédie)
=> le parallélisme des répliques traduit l’harmonie du couple qui se reconstitue. La menace de Suzanne est pleine d’affection « comme je m’en vengerai » (jeu amoureux).
Deux répliques :
– Figaro : remarque générale sur les femmes « Bien rosser et garder rancune est aussi par trop féminin ! » (dimension humaniste de Figaro ; double énonciation : idée de Beaumarchais ?)
Demande d’explication de Figaro : il montre qu’il est dupe des apparences : opposition entre les APPARENCES (son interprétation) « je te croyais avec lui » « cet habit, qui m’abusait », et la VERITE (évidence de la perception) « je te vois là » « cet habit […] te montre enfin innocente » [« innocente » au sens de non coupable].
– Suzanne : elle l’interrompt (aposiopèse) ; enchaînement du dialogue par une reprise lexicale « innocent » au sens de « naïf » (donc changement de sens (Figaro la dit « innocente » (= non coupable)) ; métaphore de la chasse au renard (animal rusé donc pour le chasser, il faut être encore plus rusé (implicite)) ; en outre, le discours de Suzanne reste obscur « un autre », « nous » ce qui suscite une demande d’explication de la part de Figaro (B).
=> Ainsi, Figaro révèle à Suzanne qu’il a joué la comédie de la séduction (renversement qui sert de transition puisque Suzanne lui révèle que c’est lui qui a été trompé : B)
B- La révélation de l’intrigue menée par Suzanne et la Comtesse à propos du Comte :
– Notez la lenteur de Figaro à comprendre ce qui se passe car il ne pense pas que la Comtesse soit capable de mettre en place une telle intrigue (avec échange de vêtements, ne l’oubliez pas).
– Répétition « sa femme » : lenteur de Figaro.
– didascalie « follement » : Figaro exulte quand il comprend enfin ce qui s’est passé.
– Modalité exclamative : elle traduit le choc de la prise de conscience de Figaro ET son soulagement en pensant à l’échange des baisers (implicite : le Comte est encore plus naïf que lui dans la mesure où il n’a pas reconnu la voix de sa femme (ni sa main : rappel acte V, scène 7 Le Comte : « Mais quelle peau fine et douce, et qu’il s’en faut que la Comtesse ait la main aussi belle ! » (parole de séducteur qui ne regarde pas vraiment la main qu’il tient))=> mettez en parallèle la scène de l’échange des baisers et celle de l’échange des soufflets (deux manières différentes de dire que l’on s’aime : manière courtoise de l’aristocratie, et manière comique des serviteurs)
– Constat de l’évidente supériorité des femmes (lyrisme ; hyperbole ; oxymore « spirituelles femelles » (idée que les femmes sont insaisissables, complexes))
– l’aposiopèse montre que Suzanne l’interrompt (et le rassure) : effet de chute (dans la mesure où le Comte embrasse son épouse sans la reconnaître, il est ridicule, égoïste (implicite : supériorité de Figaro qui a reconnu la voix de Suzanne)) => Suzanne termine la phrase de Figaro : union retrouvée entre les deux amoureux.
=> Ainsi, Suzanne révèle à Figaro qu’elle a joué la comédie grâce à son déguisement (échange de vêtements avec la Comtesse) ET mise en abyme du motif central de la pièce : l’adultère.
=> (conclusion du troisième mouvement) Ainsi, la scène révèle non seulement la comédie de Figaro, l’intrigue cachée de Suzanne et de la Comtesse (afin de tromper le Comte) mais aussi la « vérité des êtres » (au sens où l’amour intense de Suzanne s’exprime ainsi que la joie de Figaro (son soulagement) qui comprend son erreur : vérité de leur amour).
Le déguisement révèle la vérité des êtres (Être et paraître)
Point d’éclaircissement · Mouvement 3 · Le déguisement révèle
Éclairage de la Maison — sans remplacer le cours. La révélation se fait en deux temps : Figaro avoue qu’il avait reconnu Suzanne ; Suzanne dévoile ensuite le piège préparé avec la Comtesse. Les apparences tombent et le couple retrouve sa complicité.
Lien avec Musset : Beaumarchais fait de la parole jouée un chemin vers la réconciliation. Dans On ne badine pas avec l’amour, les mêmes jeux du cœur et de la parole deviennent plus dangereux, car la vérité peut arriver trop tard.
Mots utiles :
- Être et paraître
- Opposition entre l’identité réelle et l’apparence donnée aux autres.
- Mise en abyme
- Procédé par lequel une œuvre représente, à l’intérieur d’elle-même, une image réduite de son propre fonctionnement ou de son thème central. Ici, les personnages jouent une comédie de séduction dans la comédie : le déguisement et le faux adultère remettent en scène le jeu des apparences qui organise toute la pièce.
- Révélation
- Moment où une information cachée devient connue et transforme la scène.
Oral · transcription fidèle
La fiche du professeur
PREMIERE PARTIE : lecture linéaire
BREVE PRESENTATION : Beaumarchais ; trilogie Le Barbier de Séville ou la précaution inutile ; Le Mariage de Figaro ou la folle journée ; La Mère coupable ou l’autre Tartuffe.
Dans la scène précédente, le Comte adresse une déclaration à sa propre épouse (il croit être avec Suzanne ; méprise du Comte) : parallèle entre les deux scènes de séduction. Mais dans la scène 8, Figaro a reconnu Suzanne (supériorité du valet par rapport au maître) (le Comte libertin a l’habitude de formuler des paroles de séduction (sans prêter attention à l’autre))
LECTURE [Ne pas lire des didascalies]
PROJET DE LECTURE : Dans quelle mesure peut-on dire que, dans la scène, de manière paradoxale, le déguisement permet à la vérité d’émerger ?
EXPLICATION LINEAIRE :
CONCLUSION : Le déguisement permet à la vérité d’émerger (1- les apparences sont trompeuses (échange des vêtements) : la scène permet à Figaro de savoir qui est qui 2- la vérité des sentiments s’exprime avec intensité : Suzanne et Figaro sont réconciliés ET se retrouvent complices.
Rappel : dans la scène suivante, le Comte croit voir Figaro aux pieds de la Comtesse ce qui le met dans un état de fureur terrible (les deux serviteurs s’amusent)
=> Supériorité des femmes (qui ont tout organisé)
Rappel : Insistez sur le dialogue caractéristique d’une scène de Comédie (la pièce est proche du dénouement qui doit être marqué par le rire, la légèreté)
Insistez sur la PROGRESSION de la scène (soufflets de plus en plus nombreux et violents ; surprise de plus en plus grande de Figaro ; et surtout joie croissante de Figaro quand il comprend que le Comte est dupé (comme il l’a été lui-même)) (victoire des femmes) (La scène prépare le dénouement : le Comte paraîtra encore plus ridicule (infidèle et jaloux))
SECONDE PARTIE : entretien
Structure :
Premier mouvement : une scène de séduction
=> Ainsi, la scène de séduction relève de la comédie dans la comédie du fait que Figaro sait qu’il s’adresse à Suzanne et non pas à la Comtesse. (Parodie de scène de séduction ET comédie dans la comédie) (comique de situation)
Deuxième mouvement : une scène de comédie
=> Suzanne cesse de jouer la Comtesse et exprime toute sa colère ; c’est une scène de pure comédie. (comique de gestes et de mots)
Troisième mouvement : Une scène de révélation complexe
A- La révélation du jeu de Figaro
=> Ainsi, Figaro révèle à Suzanne qu’il a joué la comédie de la séduction (renversement qui sert de transition puisque Suzanne lui révèle que c’est lui qui a été trompé : B)
B- La révélation de l’intrigue menée par Suzanne et la Comtesse à propos du Comte :
=> Ainsi, Suzanne révèle à Figaro qu’elle a joué la comédie grâce à son déguisement (échange de vêtements avec la Comtesse) ; ET mise en abyme du motif central de la pièce : l’adultère.
=> Ainsi, la scène révèle non seulement la comédie de Figaro, l’intrigue cachée de Suzanne et de la Comtesse (afin de tromper le Comte) mais aussi la « vérité des êtres » (au sens où l’amour intense de Suzanne s’exprime ainsi que la joie de Figaro (son soulagement) qui comprend son erreur : vérité de leur amour)
Notions :
- Comique de mots, de gestes, de situation.
- Être et paraître
- Théâtre dans le théâtre (Dans la pièce, Figaro joue un personnage)
- Mise en abyme (Reprise dans une scène du thème de la pièce : l’adultère)
Six pages · ordre conservé
Les documents de vérification
Ces photographies ne remplacent ni le texte mis en page ni le cours. Elles permettent seulement de contrôler chaque transcription contre la page correspondante. Elles sont rangées dans l’ordre : extrait, explication 1 à 3, fiche d’oral 1 à 2.





