Pourquoi cette étape ?
Pot-Bouille · commentaire du texte 7
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Extrait entier · trois mouvements · neuf appuis · accompagnement continu facultatif
Avant de commencer : que se passe-t-il ?
Le chapitre XV s’ouvre après la découverte de la liaison de Berthe et d’Octave. Le lendemain, le concierge inspecte la maison ; madame Juzeur cherche des nouvelles et rencontre Campardon, qui condamne Octave en rappelant sa propre responsabilité d’introducteur.
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La musique accompagne toute la démonstration et gagne en ampleur avec la construction. Pause coupe aussi le son ; « Avec musique » et le volume restent réglables. Le jeu est séparé. Cette animation couvre le texte 7 ; les dix textes du dossier en ont chacun une.
Lire tout l’extrait : §1 à §5, sans coupe intérieure
Témoin : Charpentier, 1883, transcription ancrée homologuée. Première publication du roman : 1882. L’extrait est copié sans coupe intérieure. Lire dans le texte intégral
§1
Ce matin-là, le réveil de la maison fut d’une grande dignité bourgeoise. Rien, dans l’escalier, ne gardait la trace des scandales de la nuit, ni les faux marbres qui avaient reflété ce galop d’une femme en chemise, ni la moquette d’où s’était évaporée l’odeur de sa nudité. Seul, M. Gourd, lorsqu’il monta vers sept heures donner son coup d’œil, flaira les murs ; mais ce qui ne le regardait pas, ne le regardait pas ; et comme, en redescendant, il aperçut dans la cour deux bonnes, Lisa et Julie, qui causaient à coup sûr de la catastrophe, tant elles semblaient allumées, il les dévisagea d’un œil si ferme, qu’elles se séparèrent. Ensuite, il sortit s’assurer de la tranquillité de la rue. Elle était calme. Déjà, pourtant, les bonnes avaient dû parler, car des voisines s’arrêtaient, des boutiquiers sortaient sur leur porte, les yeux en l’air, cherchant et fouillant les étages, de l’air béant dont on contemple les maisons où il s’est passé un crime. Devant la façade riche, d’ailleurs, le monde se taisait et s’en allait poliment.
§2
À sept heures et demie, madame Juzeur parut en peignoir, pour surveiller Louise, disait-elle. Ses yeux luisaient, une fièvre brûlait ses mains. Elle arrêta Marie, qui remontait avec son lait, et voulut la faire causer ; mais elle n’en tira rien, elle ne put même savoir comment la mère avait accueilli la fille coupable. Alors, sous le prétexte d’attendre un instant le facteur, elle entra chez les Gourd, elle finit par demander pourquoi monsieur Octave ne descendait pas : peut-être bien qu’il était malade. Le concierge répondit qu’il l’ignorait ; du reste, monsieur Octave ne descendait jamais avant huit heures dix minutes. À ce moment, l’autre madame Campardon passa devant la loge, blême et rigide ; tous la saluèrent. Et madame Juzeur, forcée de remonter, eut enfin la chance de rencontrer sur son palier l’architecte, qui partait en mettant ses gants. D’abord, tous deux se contemplèrent d’un air accablé ; puis, il haussa les épaules.
§3
— Pauvres gens ! murmura-t-elle.
§4
— Non, non, c’est bien fait ! dit-il avec férocité. Il faut un exemple… Un gaillard que j’introduis dans une maison honnête, en le suppliant de ne pas y amener de femme, et qui, pour se ficher de moi, couche avec la belle-sœur du propriétaire !… J’ai l’air d’un serin, là-dedans !
§5
Ce fut tout. Madame Juzeur était rentrée chez elle. Campardon continuait de descendre, si furieux, qu’il en avait déchiré l’un de ses gants.
Retrouver le sens d’ensemble
Le chapitre XV s’ouvre après la découverte de la liaison de Berthe et d’Octave. Le lendemain, le concierge inspecte la maison ; madame Juzeur cherche des nouvelles et rencontre Campardon, qui condamne Octave en rappelant sa propre responsabilité d’introducteur.
L’escalier efface les traces matérielles du scandale et la riche façade impose le silence au dehors. La curiosité demeure sous les prétextes de madame Juzeur. Campardon réclame ensuite une punition en découvrant surtout l’atteinte à son propre crédit ; le gant déchiré donne un dernier signe physique de cette colère.
L’escalier efface les traces matérielles du scandale et la riche façade impose le silence au dehors. La curiosité demeure sous les prétextes de madame Juzeur. Campardon réclame ensuite une punition en découvrant surtout l’atteinte à son propre crédit ; le gant déchiré donne un dernier signe physique de cette colère. Le parcours « Dévoiler les rouages de la société » prend ici une forme précise : les paroles et les gestes permettent de suivre les rapports entre les personnes au contact de leur place dans la maison. Revenir à la visite du chapitre I, P022–P040 : Campardon y recommandait la maison et classait les voisins. Sa colère du chapitre XV engage la garantie qu’il avait lui-même donnée à Octave.